Cette question se pose souvent avant une intervention chirurgicale prévue et il n’est pas possible d’y apporter une réponse générale. Parmi les facteurs déterminants figurent notamment la nature et l’ampleur de l’intervention, le risque individuel d’infection, l’activité actuelle de la maladie ainsi que le traitement concrètement utilisé.
En principe, les médicaments agissant spécifiquement sur le système immunitaire peuvent influencer le risque d’infections. Cela peut également avoir une incidence in directe sur la cicatrisation. Dans le même temps, il ne faut aussi pas sous-estimer une maladie inflammatoire active: une poussée survenant au moment d’une opération peut compliquer la gestion des douleurs, la mobilisation et la convalescence. C’est pourquoi il convient de décider au cas par cas, avant chaque intervention, s’il faut poursuivre le traite ment, l’adapter dans le temps ou l’interrompre temporairement.
Dans certaines situations, il est possible ou nécessaire de suspendre un traitement médicamenteux; dans d’autres cas, il peut ou doit être poursuivi afin de main tenir la maladie sous contrôle. Il est toujours essentiel de procéder à une évaluation minutieuse du rapport bénéfice/ risque. Une planification précoce est donc importante.
Idéalement, la chirurgienne ou le chirurgien et la ou le rhumato logue se concertent avant l’intervention. La date de reprise d’un traitement interrompu doit également être fixée par un médecin, en fonction de l’évolution de la cicatrisation, du risque d’infection et de l’activité de la maladie.
Pr Adrian Ciurea, Directeur de clinique adjoint, Clinique de rhumatologie, Hôpital universitaire de Zurich
Cet article est tiré de la rubrique «l’avis du spécialiste» de la revue «vertical». Devenez membre vous aussi et recevez d’autres conseils précieux pour faire face à la spondylarthrite ankylosante.