Les anti-TNF sont des immunosuppresseurs, c’est-à-dire des préparations qui, par une intervention ciblée sur le système immunitaire, suppriment ce dernier afin de réduire l’inflammation en cas de spondylarthrite axiale (inhibition du processus inflammatoire par liaison au TNF alpha, un messager chimique de l’organisme qui favorise l’inflammation).
Sous immunosuppression, les infections peuvent être plus fréquentes. La cicatrisation des plaies peut également être perturbée. Ces deux risques doivent également être pris en compte lors d’une intervention chirurgicale. Avant et après une opération, un médicament immunosuppresseur doit donc être mis en pause pendant un certain temps. La durée de la pause dépend de la durée d’action de l’immunosuppresseur correspondant. Le médicament ne peut être réintroduit que lorsque la cicatrisation de la plaie est assurée.
Les recommandations se basent sur des données relatives à des interventions orthopédiques majeures, telles que le remplacement de la hanche ou du genou. Les mêmes recommandations s’appliquent aux interventions non orthopédiques de l’abdomen, du petit bassin, du thorax, de la tête et de la colonne vertébrale, ainsi qu’aux patients présentant un risque d’infection généralement élevé (p. ex. diabète ou insuffisance rénale grave).
Pr Adrian Ciurea, Directeur de clinique adjoint, Clinique de rhumatologie, Hôpital universitaire de Zurich
Cet article est tiré de la rubrique «l’avis du spécialiste» de la revue «vertical». Devenez membre vous aussi et recevez d’autres conseils précieux pour faire face à la spondylarthrite ankylosante.