À l’article sur la Rencontre suisse de la spondylarthrite ankylosante à Berne
Sabine Schenk connaît la spondylarthrite ankylosante –axSpA par expérience personnelle. Comme beaucoup de personnes touchées par cette maladie, elle a constaté que celle-ci va bien au-delà des simples questions médicales. Elle peut avoir une incidence sur les performances professionnelles, compliquer les échanges avec les collègues ou peser sur la vie privée. Gérer le diagnostic, les limitations et les nouvelles contraintes peut également s’avérer difficile.

Dans de telles situations, le coaching peut offrir un espace permettant de clarifier des questions personnelles, de prendre conscience de ses propres ressources et d’élaborer des mesures concrètes à mettre en œuvre au quotidien. Il ne remplace pas un accompagnement médical, psychologique ou thérapeutique, mais peut le compléter lorsqu’il s’agit de s’orienter, de prendre des décisions et de gérer les contraintes.
Au sein de la SSSA, le coaching est déjà un thème abordé sous différentes formes. Lors de webinaires consacrés au «Life Design Coaching», les personnes concernées reçoivent des conseils pour mieux gérer leur maladie et organiser leur quotidien de manière consciente. Lea Ettlin, docteure en sciences et physiothérapeute spécialisée, propose des webinaires sur des thèmes liés à l’activité physique ainsi que des séances individuelles de coaching en activité physique.
Un concept spécifique pour les personnes concernées
Sabine Schenk aborde désormais avec son travail un autre aspect du coaching. Elle développe un concept spécialement destiné aux personnes atteintes de la spondylarthrite ankylosante – axSpA et pouvant être mis en œuvre dans le cadre de séances de coaching individuelles. Ce concept porte sur des questions personnelles liées à la gestion de la maladie – notamment au travail, dans l’environnement social, face aux limitations physiques ou lors de la recherche de nouvelles orientations adaptées au quotidien.
Un processus de coaching commence souvent par une clarification de la demande: qu’est-ce qui préoccupe concrètement la personne concernée? Ensuite, on formule des objectifs possibles, on examine les ressources disponibles et on planifie les premières mesures concrètes à mettre en œuvre. Il est important que les solutions soient adaptées à chaque personne et à son quotidien.
Vous trouverez de plus amples informations ainsi que le lien vers l’enquête (en allemand) sur le site web de Sabine Schenk dans la rubrique «Masterarbeit».
Cet article a été publié pour la première fois dans la revue «vertical» No 109.