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Informaticien avec penchant pour l‘escalade

© Schweizerische Vereinigung Morbus Bechterew

Lukas Kiefer (26) de Zurich vit avec la spondylarthrite depuis quatre ans. C'est un coup de chance qu’il ait découvert l'escalade comme sport.

«Il y a un peu plus d’un an, j’ai découvert l’escalade grâce à un ami et depuis, j’en suis totalement passionné. Après qu’il m’avait emmené pour la première fois dans le hall d’escalade, je me suis tout de suite procuré l’équipement et j’ai commencé à m’entraîner. Maintenant, j’escalade un mur sûrement deux à trois fois par semaine, que ce soit dehors en montagne ou dans une salle d’escalade. Ce sport étire tout mon corps et me détend en même temps. Lors de l’escalade de blocs, on grimpe sans corde jusqu’à une hauteur d’environ trois à quatre mètres, parfois aussi sur des routes en surplomb. Cela demande bien sûr beaucoup de force, mais pour moi, c’est un bon entraînement. Ce qui est peut-être particulier, c’est que j’ai aussi besoin de beaucoup de force dans les doigts pour faire de l’escalade. Pour l’entraîner, j’ai un appareil spécial à la maison. En plus, je me rends régulièrement au centre de fitness, où je m’entraîne principalement sur le vélo elliptique. Autrefois, j’allais relativement souvent faire du jogging, mais il y a eu un moment où ça n’allait plus à cause des douleurs, car il m’arrivait parfois de devoir abandonner à mi-chemin.

L’escalade est pour moi aussi un bon équilibre face à mon activité professionnelle comme développeur de logiciels à Zurich. En été, je prends parfois ma voiture encore après le travail et je suis assez rapidement quelque part dans les montagnes. Il y a alors encore assez de soleil pour que je puisse encore grimper pendant quelques heures au soleil. Je suis alors complètement éloigné de la vie quotidienne et le téléphone portable reste éteint.

De la cuisine au bureau

Je travaille pour mon employeur actuel depuis l’obtention de mon diplôme en automne 2015. J’ai étudié l’informatique à la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW). L’activité est très passionnante et me plaît beaucoup. Avec mon équipe, je passe souvent plusieurs semaines chez de grands clients dans toute la Suisse. Cela me permet de voir régulièrement différents domaines d’activité et différents lieux. A l’origine, cependant, j’ai appris quelque chose de complètement différent. Après la scolarité obligatoire, j’ai d’abord fait un apprentissage de cuisinier, avant de faire la maturité professionnelle pour poursuivre des études en informatique. Je suis content de cette décision, non seulement parce que mon travail actuel me satisfait, mais aussi parce que je n’aurais probablement pas pu travailler comme cuisinier à long terme en raison de la spondylarthrite. Le fait de devoir soulever des objets lourds ou aussi les températures parfois extrêmes m’ont posé problème. Le bureau chaud est certainement meilleur pour ma santé. Je ressentais de plus en plus comme un désavantage aussi le fait de devoir toujours travailler lorsque mes amis étaient libres.

Comme l’informatique et la technologie m’avaient toujours beaucoup intéressé, j’ai alors décidé de suivre des études comme développeur de logiciels. J’aime beaucoup la combinaison de créativité et de pensée logique.

Difficultés lors de la formation et du service militaire

La spondylarthrite s’est fait sentir chez moi pour la première fois vers la fin de ma maturité professionnelle et peu après dans l’école de recrues. J’avais avant tout de fortes douleurs dans les hanches, qui irradiaient dans mes jambes. Cela a donc été difficile pour moi de rester assis longtemps pendant mes études, et à l’école de recrues, j’ai eu des difficultés à soulever des objets lourds. Les lits de l’armée n’étaient pas vraiment bons pour mon dos non plus. Mais comme j’étais cuisinier, je n’avais au moins pas à faire de longues marches à pied. Encore aujourd'hui, j’ai parfois de fortes poussées au cours desquelles je ne peux presque plus marcher.

Avant le diagnostic définitif, le médecin de famille m’avait seulement prescrit un peu de physiothérapie et des analgésiques. Mais les crises sont restées très douloureuses et se sont plutôt accentuées, c’est pourquoi je me suis rapidement inscrit pour un examen à l’Hôpital universitaire de Zurich. Une IRM y a été faite et le diagnostic établi. Aujourd’hui, à côté du mouvement, le fait de disposer d’un poste de travail équipé de manière optimale avec un siège de bureau spécial pour spondylarthritiques m’aide beaucoup. Ce dernier m’oblige à adopter toujours une bonne posture, de sorte qu’au début j’ai même eu quelques courbatures d’être assis. La prochaine étape sera maintenant une thérapie aux anti-TNF alpha. C’est nécessaire parce que ma colonne cervicale à tendance à raidir et que j’ai parfois toujours de fortes douleurs à la hanche. Je suis confiant que ces médicaments contribueront à ce que j’aille mieux. Cela serait bien s’ils me permettaient d’être encore plus actif et de reprendre le jogging par exemple.»

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